Place Bernard Lazare

place bernard lazare - paris 75003
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Ecrit par Paris 75003
place bernard lazare

place bernard lazare

Au centenaire de sa mort, Paris rend hommage à Bernard Lazare et consacre une place du 3e arrondissement au premier défenseur du capitaine Dreyfus. Cette place en hommage à Bernard Lazare, journaliste-écrivain qui fut le premier à s’engager dans la défense du capitaine Dreyfus, a été inaugurée mercredi 15 juin 2005 dans le Marais par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et celui du IIIème arrondissement, Pierre Aidenbaum.

Lazare Bernard, dit Bernard Lazare, né à Nîmes (Gard) le 15 juin 1865 et mort à Paris le 1er septembre 1903, est un critique littéraire, journaliste politique (il couvre les événements de la mine de Carmaux, il dénonce les crimes contre les Arméniens), anarchiste et polémiste français.

Au printemps 1894, il publie L’Antisémitisme, son histoire et ses causes, une étude érudite et critique des origines de l’antisémitisme. Cette parution a lieu à quelques mois de l’arrestation et de la détention d’un capitaine juif, Alfred Dreyfus, accusé de trahison. Connu pour sa combativité et son courage, Bernard Lazare est contacté par Mathieu Dreyfus pour contribuer à faire éclater l’innocence de son frère Alfred.

C’est un électrochoc. Bernard Lazare va se consacrer presque exclusivement à cette tâche ; il publie son premier mémoire L’Affaire Dreyfus – Une erreur judiciaire en Belgique début novembre 1896 ; en fait, c’est la refonte totale du texte qu’il avait écrit à la demande de Mathieu dès l’été 1895. Se fondant sur un article de L’Éclair du 15 septembre 1896 révélant l’illégalité du procès de 1894, Lazare démontait l’accusation point par point et demandait la révision. Cette tactique est sans doute plus conforme aux désirs de la famille Dreyfus. Car dans sa première version, il attaquait les coupables, les accusant les uns après les autres, et terminait en embrayant sur une litanie de « J’accuse ! » qu’il donnera, un peu plus de deux ans plus tard, à Émile Zola qui la fera passer à la postérité » [1].

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