L’hôtel de Saint-Aignan

L'hôtel de Saint-Aignan
L'hôtel de Saint-Aignan

L'hôtel de Saint-Aignan

L'hôtel de Saint-Aignan

Le musée d’Art juif occupe cet Hôtel,  se développe sur trois ailes, entre une cour monumentale et un jardin, expose des collections d’ethnographie et d’art culturel, des estampes et peintures du XVIIIème au XXème siècles, des maquettes de synagogues, des objets de culte.

Claude de Mesmes, comte d’Avaux, deviendra propriétaire de quatre maisons particulières situées à cet emplacement, à la fin du XVIème siècle. Henri de Mesmes, président du Parlement de Paris, habitera à partir de 1634 un hôtel situé entre les rues de Braque et Rambuteau, sur l’actuel passage Sainte-Avoye.

Claude de Mesmes, comte d’Avaux, conseiller au Grand Conseil, maître des requêtes, puis surintendant des Finances de Mazarin, sera également un grand diplomate. Ambassadeur de Louis XIV en Hollande, à Venise, en Angleterre et en Suède, il sera l’un des signataires de la paix de Westphalie, en 1648. Il fera appel à l’architecte du roi Pierre Le Muet – connu pour sa “Manière de bâtir pour toutes sortes de personnes” et recommandé par la qualité de ses châteaux de Chavigny, de Pont et de Tanlay – pour édifier son hôtel de la rue du Temple, entre 1644 et 1647.

Cette oeuvre marquera l’architecture du XVIIème siècle en adoptant un parti étranger aux usages de l’architecture française contemporaine : une cour aux quatre façades semblables, animée par l’emploi d’un ordre colossal. Claude de Mesmes, qui décédera en 1650, n’aura guère le loisir de profiter de son bien.

Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, rachètera l’hôtel en 1688. Ce gendre de Colbert, aimant tous les plaisirs selon Saint-Simon, deviendra ministre d’Etat et chef du Conseil des Finances. Louis XIV le nommera gouverneur du duc de Bourgogne, grand dauphin de France. Madame de Beauvilliers chargera Jacques Le Pas du Buisson de mettre au goût du jour les appartements. L’architecte travaillera de 1691 à 1714. Le Nôtre participera à la création de parterres et d’ornements dans le nouveau jardin. Louis de Rochechouart, duc de Mortemart, général des armées du roi, héritera de l’hôtel avant d’être ruiné.

L’hôtel, qui subira peu de modifications au cours du XVIIIème siècle, sera saisi en 1792. Il deviendra le siège de la septième municipalité entre 1795 et 1806, puis du septième arrondissement, jusqu’en 1823. Revendu, le bâtiment sera loué à des artisans dont certains étaient Juifs et venaient de Pologne, de Roumanie et d’Ukraine. Plusieurs personnes seront arrêtées dans ce bâtiment au cours des grandes rafles de 1942.

La Ville de Paris, achètera l’hôtel en 1962 pour y installer ses Archives. Elle entreprendra une première campagne de restauration en 1971. Jacques Chirac, alors maire, décidera en 1986 d’y installer un musée consacré à la civilisation juive.

Le mur en trompe l’œil de l’hôtel de Saint-Aignan, actuel musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, 71 rue du Temple. Réalisé en 1644, l’hôtel appartint en 1688 au duc de Saint-Aignan. Dans la cour d’honneur à gauche, le mur, décoré de pilastres et de fausses fenêtres comme les autres façades de l’hôtel, recouvre la muraille de Philippe Auguste

71, rue du Temple
Musée d’art et d’histoire du Judaïsmeee

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