les taxes municipales sur les terrasses explosent encore

Terrasse de brasserie

Les cafetiers et restaurateurs de Paris vont encore être taxés. Alors même qu’un recours contre les taxes municipales sur les terrasses, déposé par l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Paris et Ile-de-France) est en cours d’instruction au tribunal administratif, un nouvel arrêté fixant les tarifs pour 2017 vient d’être publié : 2 % supplémentaires… Soit une augmentation de 500 % depuis la réforme de 2011, appliquée aux 22 000 terrasses et contreterrasses parisiennes, qui rapporte aujourd’hui à la Ville près de 50 M€, contre 30 M€ en 2010.

À titre d’exemple, pour une contreterrasse (une terrasse située devant un établissement, sur la partie comprise entre le trottoir et la rue) d’un mètre sur un mètre, le montant des taxes et droits de voirie à payer représente environ 1506 euros annuels, selon le simulateur mis en ligne par la Ville. «Les sommes réclamées sont astronomiques, pointe Me Philippe Meilhac, l’avocat de l’UMIH, notamment parce qu’au fil des années, la municipalité a ajouté à la taxe de base, des taxes additionnelles qui font augmenter la redevance : sur le chauffage, les écrans de protection… Et une majoration de 10 % à 40 % est également appliquée aux commerçants, en fonction de la taille de leur terrasse. À l’origine, la réforme de 2011 visait à dissuader les restaurateurs d’installer le chauffage, maintenant l’objectif de la Ville est clairement de profiter de cette manne financière, jusqu’à l’aberration : alors que le chauffage et les écrans de protection des contreterrasses ont été interdits à Paris, on continue même à perçevoir des droits, que l’on augmente sans cesse !».

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