Jean-Rodolphe Perronet

Jean-Rodolphe Perronet
Jean-Rodolphe Perronet
Ecrit par Paris 75003

Jean-Rodolphe Perronet

Jean-Rodolphe Perronet

Jean-Rodolphe Perronet, né à Suresnes le 27 octobre 1708 et mort à Paris le 27 février 1794, est un ingénieur et architecte français, fondateur et premier directeur de l’École nationale des ponts et chaussées.

Fils d’un garde-suisse, il entre à dix-sept ans comme apprenti-architecte au cabinet de Jean Beausire, premier architecte de la ville de Paris[1] . Il est chargé du projet et de la conduite du grand égout de Paris, des travaux des quais et de l’entretien des chemins de banlieue. En 1735, il est nommé sous-ingénieur à Alençon et il entre en 1736 au corps des ponts et chaussées. Néanmoins, il aimera toujours se dire architecte et c’est en cette qualité qu’il apparaît dans son portrait par Alexandre Roslin (musée de Göteborg)[2].

En 1737, il devient sous-ingénieur, puis ingénieur de la généralité d’Alençon[1]. En cette qualité, il construit la lanterne de la basilique Notre-Dame d’Alençon.

Le 14 février 1747, un arrêt nomme Perronet à la direction du Bureau des dessinateurs du Roi, que vient de créer Daniel-Charles Trudaine, pour lever les cartes et les plans du royaume. Il a pour mission de former les ingénieurs des ponts et chaussées et d’en contrôler l’action dans les généralités où ils sont employés. Il reçoit en outre la direction du lever de tous les plans des routes et le droit de projeter, conduire et inspecter tous les travaux dans les provinces, concurremment avec les inspecteurs généraux.

Le Bureau deviendra le Bureau des élèves des ponts et chaussées, puis en 1775 l’École des ponts et chaussées. Organisateur, animateur et pédagogue, il est le véritable père spirituel de ses élèves et met en œuvre une pédagogie originale qui, à l’heure actuelle, semble très contemporaine.

La première École des ponts et chaussées sera installée dans l’hôtel Libéral Bruant à Paris 75003.

En 1750 il obtient le grade d’inspecteur général, et en 1764 celui de premier ingénieur dont il a rempli les fonctions pendant plus de trente ans. Il réalise de très nombreux ponts, dont le pont de la Concorde à Paris. Entre 1747 et 1791, 2 500 km de routes sont ouvertes ou rectifiées sous sa direction.

Il entre en 1756[2] à l’Académie royale d’architecture. Il est nommé premier ingénieur du roi en 1763 et il devient membre associé de l’Académie royale des sciences en 1765.

Jean-Rodolphe Perronet
a contribué aux articles Pompe à feu et Épinglier dans l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, éditée de 1751 à 1772 sous la direction de Diderot et D’Alembert.

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