Hôtel de Soubise

L’hôtel de Soubise, anciennement hôtel de Clisson puis hôtel de Guise, est un hôtel particulier parisien situé au coin de l’actuelle rue des Francs-Bourgeois et de la rue des Archives dans le IIIème arrondissement (quartier du Marais). Il appartient aux Archives nationales. Lors de la Révolution, l’hôtel devient propriété de l’État. Le 6 mars 1808 il est officiellement affecté aux Archives de l’Empire. L’École des chartes s’y installe de 1846 à 1866. Napoléon III, en 1867, y crée le Musée de l’Histoire de France.

Olivier de Clisson, connétable de France depuis 1380, fera construire un hôtel particulier à l’angle de la rue du Chaume (rue des Archives) et la ruelle de la Roche (disparue). Confisqué par les occupants Anglais, l’hôtel sera la résidence du duc de Clarence puis du duc de Bedford, entre 1420 et 1435. Il deviendra la propriété de la famille d’Albret, puis d’Anne d’Este, petite fille de Louis XII et femme de François de Lorraine, duc de Guise.

Les Guise, qui entreprendront de luxueux travaux d’aménagement à partir de 1553, feront appel aux meilleurs artistes de leur époque, notamment Primatice et Nicolo dell’Abate. Le palais deviendra le quartier général du parti catholique très populaire auprès des Parisiens, qui menacera le pouvoir monarchique durant le Fronde et organisera la nuit de la Saint-Barthélemy. Marie de Guise, décédée en 1688, sera la dernière représentante de la famille à occuper les lieux. Le testament par lequel elle lèguera ses biens à Charles de Stainville sera cassé. La princesse de Condé et la duchesse de Hanovre, plus proches parentes de la défunte, hériteront de l’hôtel. Elles le vendront en 1700 à François de Rohan, prince de Soubise, qui demeurait alors place Royale (13, place des Vosges).

Ce dernier demandera à Pierre-Alexis Delamair, préféré à Jules-Hardouin Mansart, d’entreprendre d’importants travaux de transformation. L’architecte aménagera la Cour d’Honneur en hémicyclique à l’emplacement du terrain du manège, et construira la façade perpendiculaire à la rue de Chaume. Germain Boffrand remplacera Delamair tombé en disgrâce en 1709.

60, rue des Francs-Bourgeois 75003

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