Histoire du Quartier de l’horloge

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Ecrit par KFB
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L’horloge à automates réalisée par Monestier justifie avec bonheur le nom du quartier. Placé en hauteur afin d’être vu de tous, trône le défenseur du temps. Perché sur un rocher abrupt, cet homme colossal en bronze doré, armé d’un glaive et d’un bouclier lutte heure après heure contre l’un des trois éléments symbolisés par un animal : le crabe pour la mer, le dragon pour la terre et le coq pour l’air.

Le quartier de l’Horloge est un ensemble d’immeubles du 3e arrondissement de Paris situé entre les rues Saint-Martin (à l’ouest), Rambuteau (au sud), du Grenier-Saint-Lazare (au nord) et Beaubourg (à l’est), à côté du centre Georges-Pompidou. Il a été construit par l’architecte Jean-Claude Bernard,  pour la COGEDIM, dans les années 1970.

Les immeubles de six ou sept étages évoquent la trame parcellaire médiévale antérieure, le projet cherchant à s’inscrire « dans l’esprit du bâti ancien »[4], ce en quoi le projet marque un tournant dans l’approche du fait urbain en milieu constitué. Ce parti formel et esthétique peut être perçu comme un « pastiche quelque peu modernisé »[4]. L’un des immeubles portant l’inscription « Le Piazza Beaubourg », sis au 156 de la rue Saint-Martin est décrit lors de la vente de ses appartements comme un « Millionaire’s Row au cœur de Paris “.

L’ensemble du quartier de l’Horloge est une propriété privée (les bâtiments comme les rues), ce qui lui fait échapper aux normes applicables aux voies publiques, l’entretien étant à la charge de la copropriété. À l’origine occupé par des restaurants et des commerces luxueux, on y trouve actuellement des ateliers de reprographie, des marchands de hamburgers et pizzas et des librairies bon marché.

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