Histoire de la rue Payenne 75003

Hotel-de-chatillon-rue-payenne
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Ecrit par Paris 75003

Rue Payenne est une Petite rue calme du Marais, faisant le prolongement de la rue Pavée, la rue Payenne est située dans le 3e arrondissement de Paris. Elle est bordée d’hôtels particuliers et de jardins.

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Rue Payenne est une Petite rue calme du Marais, faisant le prolongement de la rue Pavée, la rue Payenne est située dans le 3e arrondissement de Paris. Elle est bordée d’hôtels particuliers et de jardins.

La rue débute à hauteur du 20 de la rue des Francs-Bourgeois et se termine au niveau du 15 de la rue du Parc-Royal. La voie est connue sous le nom de « rue Payenne » dès 1636, mais elle porta également les noms de « rue Payelle » (de Chuyes), « rue Parelle » (Valeyre), « rue de Guienne » (Dubreul, 1639)[1] et « rue des Payens ».

La rue doit probablement son nom à un notaire, Guillaume Payen, qui fut le premier bénéficiaire du lotissement des jardins maraîchers d’un prieuré qui occupait le terrain jusque là. En 1558, il vendit le terrain « planté en arbres fruitiers et taillés de verjus ». (On parle également de Jean Payen, écuyer de Charles VI, qui avait une maison dans le voisinage.)

Les vastes étendues maraîchères accueillaient également des granges destinées à l’artillerie nationale.Prêtées par la Ville à François Ier en 1533, François II proposa de les acquérir en 1547 contre « dédommagement », ce qui fut fait en 1550. Plus tard, le Petit arsenal fut détruit et l’on bâtit à la place (numéros 9 à 13).

Parcours

Les premières maisons, no 1 et 3, occupent l’emplacement de l’ancien couvent des Filles-de-la-Nativité-de-Jésus avant 1687. Un hôtel y fut bâti par Rouillé, procureur général en la Chambre des comptes (1687), qualifié par Saint-Simon « non comme un bourru bienfaisant, mais comme un bourru débauché ». Il ne reste rien de ces bâtiments.
Façade du seul temple positiviste d’Europe (cf. Temple de l’humanité), au nº5 de la rue Payenne, décorée du buste d’Auguste Comte

Au no 5 se trouve la maison de l’architecte François Mansart (grand-oncle de Jules Hardouin-Mansart), qu’il édifia et dans laquelle il mourut en 1666 à l’âge de 68 ans. La bâtisse fut détruite puis reconstruite en 1844, avant qu’un groupe positiviste y achète en 1903 un appartement pour en faire une “Chapelle de l’Humanité”. Le Centre social et culturel franco-brésilien y est hébergé.

En face, au no 6, derrière un portail en métal, on peut apercevoir l’arrière du lycée Victor-Hugo (ancien couvent des Filles-bleues).

Au no 7 vécut l’égérie d’Auguste Comte, Clotilde de Vaux (1815-1846); elle décéda dans son appartement du troisième étage. Ludovic de Lavaissière de la Vergne (1842-1922), directeur au Ministère des Colonies, agent général des banques coloniales, et officier de la légion d’honneur, y vécut également.

Le no 9 de la rue recèle, derrière des grilles parfois ouvertes, un petit jardin à la française, celui de l’Hôtel de Donon, actuel Musée Cognacq-Jay.

Au no 11 se trouve l’hôtel de Marle, occupé depuis 1965 par le Centre culturel suédois. La demeure, bâtie à partir de 1558, a donné le gite à des résidents prestigieux: René de Saincthon, prieur de Buc (1560); Christophe Hector de Marle, conseiller au Parlement de Paris (1572); Jean de Maitz, receveur général des Finances (1604); Charles Duret de Chevry, contrôleur général des Finances (1609); Charles II Duret de Chevry, président de la Cour des Comptes (1636); les époux de Trémoille, duc de Noirmoutiers (1700); Yolande de Polastron, duchesse de Polignac, gouvernante des enfants de Louis XVI et de Marie-Antoinette (1755 — l’hôtel est aussi dénommé Hôtel de Polastron-Polignac); Alexandre d’Argouges, ancien lieutenant civil et conseiller d’État (1774); Charles Bourdon (1816), qui en fait un établissement d’enseignement spécialisé dans la préparation aux grandes écoles, plus particulièrement l’École navale; la famille Passemard (1856)… sans oublier le peintre Léonor Fini et l’écrivain André Pieyre de Mandiargues[4]. Son jardin (accessible par la rue Elzévir) abrite l’un des 364 puits recensés dans Paris, entièrement recouvert de lierre. La Société fédérale des pharmaciens de France y tenait son siège au début du XXe siècle.

En face se trouve le square Georges-Cain, ancien jardin particulier de l’hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau. Une jolie statue de Maillol et de beaux assemblages floraux décorent le parterre. Sur la gauche, l’orangerie de l’hôtel particulier délimite le jardin.

Le no 13 est occupé par l’hôtel de Châtillon, agréable par sa cour pavée et son bel escalier intérieur. L’hôtel fut d’abord celui d’Henri de Daillon, comte du Lude, grand-maître de l’artillerie de France, fait duc en 1675, puis premier gentilhomme de la chambre, gouverneur des châteaux de Saint-Germain et de Versailles, et l’un des fidèles de Madame de Sévigné. Françoise d’Aubigné, future Madame de Maintenon, y habita. Plus tard l’hôtel appartint au maréchal de Roquelaure, à la duchesse douairière de Châtillon, à Alexandre d’Argouges, ainsi qu’à Hocquart, procureur général à la Cour des Aides (1735).

Les bâtiments numérotés 9, 11 et 13 occupent les terrains de l’ancien Petit arsenal de la ville. On a démoli, en 1907, les maisons portant les numéros 18, 16, 14. Le 18 était sur une partie de l’emplacement du Petit Arsenal de la Ville et était devenu par la suite les communs de l’hôtel du Lude. Le 14 avait été construit en 1773 par le président d’Aligre comme maison de rapport.

Le comédien Floridor, aussi connu que Molière en son temps, habita aussi la rue Payenne. François Trudaine, capitaine de marine, sieur de Monceaux près L’Évêque-Saint-Georges, résidait dans la rue en 1582. La rue est évoquée à plusieurs reprises dans Les nuits de Paris, ou Le spectateur nocturne (1788) de Restif de La Bretonne. Elle héberge un hôtel particulier où le Comte Octave de Balzac est allé se terrer dans Honorine.

2 Comments

  • Bonjour
    ayant chez moi un meuble estampillé au dos “PASSEMARD Frères 11 rue Payenne Paris” + un N° de série, je cherche à en savoir un peu plus sur cet artisan ébéniste… un rapport avec la “Famille PASSEMARD” évoquée dans l’historique ci-dessus ?
    Merci de vos précisions… si qqu’un souhaite une photo de la “marque” située au dos du meuble, c’est possible.
    Cordialement
    D. BOUDOT

  • […] square de Paris porte son nom : le square Georges-Cain, au niveau du 8 rue Payenne, dans le quartier du Marais, dans le 3e arrondissement, contre le musée Carnavalet auquel il a […]

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