Histoire de la rue St Martin

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Des origines au Moyen-Âge

Issue d’une voie romaine, prolongeant du Cardo maximus (Rue Saint-Jacques), rive droite, cette rue devint au Moyen-Âge l’un des axes majeurs nord-sud de Paris avec la rue Saint-Denis. Cet axe était composé de trois rues:
- la rue Planche-Mibray, qui partait des quais et aboutissait à la rue de la Vannerie (absorbée en 1865 par le percement de l’avenue Victoria);
- la rue des Arcis, qui partait de la rue de la Vannerie et aboutissait à la rue des Lombards, à l’ouest et à la rue de la Verrerie, à l’est;
- la rue Saint-Martin, qui partait de l’axe Lombards-Verrerie et aboutissait, au 13e siècle, à la rue aux Ours, puis au 14e siècle, aux boulevards du Crime.

Rue_Saint_Martin

Rue_Saint_Martin

Comme la rue Saint-Denis, la rue était bordée de nombreux centres religieux. Certains ont été totalement détruits comme Saint-Julien-des-Ménétriers ou partiellement détruits comme le prieuré Saint-Martin des Champs, mais la plupart existent toujours, comme Saint-Merri, Saint-Nicolas-des-Champs. Elle était aussi longue qu’aujourd’hui, limitée au sud par la seine, et au nord par l’enceinte de Charles V. Elle a d’ailleurs donné son nom à la porte Saint-Martin de l’enceinte de Philippe-Auguste, rebaptisée depuis faulce porte, pour ne pas la confondre avec la nouvelle porte Saint-Martin de l’enceinte de Charles V.
De la Renaissance à la Révolution française

En 1535, François Ier rasa les portes de l’enceinte de Philippe-Auguste de la rive droite, et la rue Saint-Martin fut unifiée. C’est d’ailleurs à cette époque apparurent des maisons à enseigne. Au milieu du 17e siècle, Paris étant déclarée ville ouverte, la porte médiévale fut remplacée par la porte baroque, que l’on peut admirer encore aujourd’hui. C’est d’ailleurs durant cette période que la rue fut rénovée.

Pendant la Révolution Française, certains centres religieux ont été détruits, et le prieuré Saint-Martin fut converti en Conservatoire national des arts et métiers.

La perte de son statut d’axe majeur

En 1865, période des grands travaux haussmaniens, la rue ne fut élargie qu’au sud de la rue des Lombards et de la rue de la Verrerie et au nord de la rue de Turbigo, perdant ainsi son statut d’axe majeur nord-sud de Paris, au profit du boulevard Sébastopol (1853) et de l’élargissement des rues du Renard et Beaubourg (1907-1910). C’est pour cela qu’aujourd’hui, la rue Saint-Martin parit étroite. Les seules démolitions ayant eu lieu au 20e siècle datent de 1934, entre la rue Saint-Merri et la rue Rambuteau, pour la création du plateau Beaubourg, devenu en 1976 le Centre Georges-Pompidou.

Bâtiments historiques:


- tour Saint-Jacques
- n° 76, rue Saint-Martin : église Saint-Merri
- n° 89, rue Saint-Martin : Maison de l’Annonciation : enseigne sculptée au niveau du premier étage
-l’espace séparant le n° 100 et le n° 156 fait face au Centre Georges-Pompidou, cette section de la rue Saint-Martin et le Centre étant séparé par la place Georges-Pompidou

- n° 111, rue Saint-Martin (angle de la rue de Venise) :

- n° 156, rue Saint-Martin : immeuble Le Piazza Beaubourg faisant partie du quartier de l’Horloge
- n° 252 bis, rue Saint-Martin : église Saint-Nicolas-des-Champs
- n° 270-278-292, rue Saint-Martin : Conservatoire national des arts et métiers, ancien prieuré Saint-Martin-des-Champs
- porte Saint-Martin

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