Histoire de la rue des quatres fils – 75003

rue des quatre fils
rue des quatre fils
Ecrit par KFB

Cette rue du 3éme arrondissement relie la rue Vieille du Temple, dans le prolongement de la rue de la Perle, à la rue des Archives, après laquelle elle est prolongée par la rue des Haudriettes. Son nom lui vient d’une ancienne enseigne où étaient figurés les quatre fils Aymon, qu’une chanson de geste avait rendus si célèbres au Moyen âge.

rue des quatre fils

rue des quatre fils

Cette rue, qui prend naissance à hauteur du no 93 de la rue Vieille-du-Temple pour finir à hauteur du no 60 de la rue des Archives, portera les noms de la rue de l’Échelle du Temple au XIVe siècle, puis des Deux-Portes en 1450, et plus tardivement des “Quatre Fils Aymon

Les quatre fils Aymon furent des preux célébrés par la littérature médiévale.

Fils du duc Aymon, ils avaient pour nom Renaud, Guichard, Alard et Richardet ; ils possédaient en commun, selon la légende, un seul cheval, devenu célèbre sous le nom de Bayard. La forêt des Ardennes et le château de Montauban furent les théâtres de leurs exploits.

On dit que l’aîné, Renaud de Montauban, qui a été immortalisé par l’Arioste dans le Roland furieux, après s’être illustré par ses exploits guerriers, se fit moine. Froissard raconte leur histoire dans sa Chronique (tom. III, ch. XVnt).

Il existe sous le nom d’Histoire des quatre fils Aymon un roman qu’on attribue à Huon de Villeneuve, trouvère du XIIIe siècle et dont Jean-Pierre Brès a publié une édition, Paris, 1829, in-32.

En Picardie, particulièrement en Thiérache, le vacarme nocturne d’une tempête était attribué au passage d’une chasse aérienne des quatre fils Aymon.

Un tombeau factice des quatre frères existe au Domaine de Chevetogne.

Dans la maison n° 8, furent arrêtés, en 1804, le duc de Rivière et Jules de Polignac, complices de la conspiration de Georges Cadoudal. Au n°20, on trouve la maison où vécut en 1793 Romain de Sèze, avocat de Louis XVI. Au n° 22, demeurait madame Dudeffant, et c’est là qu’était ce salon si fréquenté par les beaux esprits et les seigneurs du XVIIIe siècle, dont d’Alembert et mademoiselle de l’Espinasse firent longtemps les honneurs.

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