Cariatide du sac du 57 rue de Turbigo

cariatide du sac
Ecrit par KFB
cariatide du sac

cariatide du sac

Haute de trois étages, l’immense silhouette de femme qui se dresse sur cet immeuble est pour le moins surprenante.

Cette sculpture drapée à l’antique, dont les ailes semblent soutenir le balcon qui la surmonte, tient dans la main gauche un brin de myrrhe et dans la droite une petite bourse en usage chez les élégantes du Second Empire. Elle se veut l’image d’une charité rassurante, prête à donner aux nécessiteux. Cette cariatide est pourtant l’une des plus mystérieuses de la capitale et s’est vue affublée de nombreux surnoms : « le génie », « l’ange du bizarre » et même « la femme qu’a l’sac » dans l’entre-deux guerres.

Avec des proportions inattendues, car c’est la plus grande cariatide de Paris, elle les doit au dessin que son concepteur, Auguste Emile Delange présenta en 1851 lors d’un concours aux Beaux-Arts. Il s’agissait de concevoir un phare en hommage à Fresnel, inventeur de la lentille à échelons. Placée sur un socle orné de pyramides tronquées, la femme de la rue de Turbigo, figure son projet, appuyée sur une tour carrée supportant une sorte d’énorme lampe-tempête.

57, rue Turbigo.
75003 PARIS

un commentaire

  • Je précise qu’il s’agit aussi d’une très rare voir unique Caryatide solitaire à Paris! En effet elles vont au minimum par deux et sont très très rarement seules.

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